Soirée de soutien a La Riposte Villeurbanne


Texte lu lors de cette soirée :

    Au cours des dernières années, il est clair que les discours et les actes racistes et fascistes se sont multipliés. Tandis que chaque élection fait pencher un peu plus la balance à l’extrême-droite, les milliardaires investissent dans des médias de large audience qui profitent de faits-divers sordides pour vomir en continu leurs obsessions de “grand remplacement”, “d’islamisation de l’Europe” et leurs fantasmes sécuritaires. Parallèlement à cela, partout dans le monde, les ultra-libéraux fascisants à la sauce Trump arrivent au pouvoir avec leur chasses aux non-blancs et aux “gauchistes”, leurs prétentions de domination mondiale et leurs désirs de guerre… Partout les mouvements identitaires et néo-fascistes grossissent et se structurent, et en 2026, il n’est plus honteux de se déclarer islamophobe ; l’antisémitisme est devenu chic, le racisme s’est largement banalisé ; les agressions transphobes et homophobes se multiplient.

    En France, la droitisation de notre gouvernement n’a jamais été aussi claire, les Macron, Darmanin, Nunez et consorts n’ont de cesse de se radicaliser, et font le choix des lois anti-sociales et anti-pauvres, des réformes et opérations racistes, et de la répression la plus brutale. Les milliardaires d’extrême droite (Stérin, Bolloré et consort) ne se cachent même plus pour imposer leur agenda immonde.

    Face à la montée nationale et mondiale des extrême-droites (État-Unis, Europe, Israël, Inde, etc), il est temps de construire une riposte populaire à l’échelle de nos quartiers et de nos lieux de travail. 

      Depuis la dissolution de l’assemblée nationale commandée par Macron en juillet 2024, nous sommes plusieurs dizaines habitant.es et ou travailleur.euses de Villeurbanne  à nous réunir régulièrement , d’abord sous le nom de Comité de quartier de Villeurbanne, puis désormais sous celui de la Riposte Villeurbanne (RIV).

      L’idée à la base de ces réunions ? Penser des manières de lutter contre la montée des extrêmes-droites depuis l’espace local, depuis nos lieux de vie, d’habitation et de travail.

      Ainsi, la Riposte Villeurbanne souhaite s’affirmer contre le fascisme et tout ce qui le nourrit : les discours, les actes et les politiques racistes, islamophobes, antisémites, mais aussi contre les discriminations liées au genre et l’orientation sexuelle, contre les politiques anti-migrants, anti-pauvres, contre les inégalités économiques, le capitalisme et la course au profit sans limites des patrons, (qui embrassent les idées et les gouvernements les plus fascisants au mépris de la destruction de la vie des travailleur.euse.s, des précaires et de l’environnement).

        Alors, que faire ? Au vu de l’accélération toujours plus forte du développement des forces réactionnaires et fascisantes, nous proposons donc un espace d’auto-organisation à l’échelle de Villeurbanne, à travers la création de multiples liens de solidarité et d’alliances, pour élaborer une riposte à la hauteur de la situation. Nous investissons les espaces publics de la ville et d’ailleurs pour affirmer la légitimité de la réponse antifasciste :

        • Avec l’organisation de mobilisations et d’événements publics. Depuis 2024, nous avons organisé plusieurs banquets populaire sur différentes places avec des thématiques (logement, guerre, Palestine). Nous avons aussi porté un grand rassemblement unitaire contre la venue du RN à Villeurbanne au début des élections municipales. Nous réaffirmons à chaque fois qu’il le faut que l’extrême droite n’est pas la bienvenue dans cette ville ni ailleurs.
        • Avec la rencontre des villeurbannais.es. Nous allons sur le marché de Grand Clément pour discuter avec d’autres habitant-e-s de nos inquiétudes, de l’augmentation des racismes et des discriminations, de la radicalisation du gouvernement dans des politiques de plus en plus droitières et racistes. Nous voulons mettre en commun des problèmes sans toutefois prétendre détenir les solutions. Nous organisons aussi régulièrement des Assemblée publiques ouverte à tous.tes pour discuter de la situation et élaborer collectivement des pistes de mobilisation.
        • Avec des opérations de tractage ou de collage, la participation à des mouvements sociaux et de soutien à d’autres luttes.
        • Nous nous formons collectivement collectivement aux pensées émancipatrices. Nous faisons régulièrement des arpentages, des discussions en petit groupes mais aussi des ateliers et table rondes publics pour affûter nos armes intellectuelles et y puiser des stratégies concrètes.
        • Comme agir seul.es produit un effet limité, nous tissons des liens avec d’autres organisations, collectifs, personnes de la ville et d’ailleurs pour nouer des alliances et être plus forts dans la mise en œuvre d’une riposte collective.